Comment fais-tu ? Il y a du sucre partout ?

Souvent, les personnes me posent les mêmes questions : il y a du sucre partout alors comment fais-tu ? Tu ne manges plus rien ? Qu’est-ce que tu peux encore manger ? Ça doit être compliqué ?

Tout d’abord, petit rappel, je teste la recommandation de l’OMS de fortement diminuer la quantité de sucres ajoutés. Je continue donc de manger des glucides complexes, des fruits et du lait.

Pour me faciliter la vie, je choisis, de plus en plus, des produits naturels et non transformés (type de lunchs : un avocat avec du saumon fumé ou des tomates cerises avec du riz nature). Si j’opte pour des produits transformés ou industriels, alors je lis les étiquettes : la liste des ingrédients et la composition du produit. Cela me demande de connaître les synonymes du sucre, du temps et de l’énergie. Petit à petit, je mémorise les produits sans sucres ajoutés ou avec.

Je dois avouer que j’ai beaucoup de chances de mener ce projet accompagnée de Nicole, ma diététicienne. Elle m’a, d’une part, proposé un plan alimentaire pratique. D’autre part, elle a pris le temps de m’expliquer le déchiffrage des informations mentionnées sur les emballages des produits. Elle m’a montré une série d’aliments pratiques à avoir dans son armoire, son frigo, son congélateur. De plus, régulièrement, nous cuisinons ensemble de manière à concrétiser en plats savoureux, les informations théoriques transmises.

Elle m’a aussi expliqué que si je ne consommais pas suffisamment de glucides par jour (50% de mes apports journaliers), je risquais de mettre mon corps en difficulté.

Brève explication scientifique :

Et oui, si l’Apport Journalier en GLUCIDES ne couvre pas le besoin du cerveau, alors la production de corps cétoniques* augmente, au risque

  • de nuire à la densité minérale osseuse
  • d’augmenter le taux de cholestérol sanguin
  • d’augmenter le risque de développer des lithiases rénales**
  • d’entraîner des hypoglycémies ou de la fatigue

Si vous vous lancez dans une aventure similaire, faites-le de manière accompagnée par un professionnel de santé compétent  : diététicien, médecin généraliste,…

Et oui, on peut continuer d’être gourmande comme moi tout en mangeant différemment.

*Nous produisons des corps cétoniques quand nous fabriquons du glucose à partir de nos graisses de réserve : c’est le cas lors d’un jeun prolongé (le glycogène hépatique est épuisé) ou lorsque nous ne consommons pas assez de glucides

*Les lithiases rénales sont les pierres aux reins : chez les personnes à risque, le fait de consommer peu de glucides avec un apport en protéines accru augmente le risque de faire des pierres (car élimination accrue de calcium)

 

 

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